Communiqués
Des décisions d’arrière-boutique de l’ACIA maintiennent les Canadiens et le ministre Ritz dans l’ignorance.
Apr 24th, 2012
Pour publication immédiate
Ottawa, le 24 avril 2012
Les coupures de l’Agence canadienne d’inspection des aliments dans ses programmes de salubrité sont cachées au public au milieu des communications contradictoires émanant du ministre et de ses hauts fonctionnaires à propos des compressions et modifications aux programmes. C’est l’opinion émise aujourd’hui par le Syndicat Agriculture de l’AFPC, qui représente les inspecteurs fédéraux des aliments.
Cette contradiction et certains détails des compressions et des modifications de programmes ont été révélés la semaine dernière à l’occasion de réunions d’information internes du personnel, où les cadres de l’ACIA ont révélé que des pressions de l’industrie, combinées à la pénurie des ressources à l’ACIA, sont derrière des projets visant à :
- éliminer le programme spécial de pré-autorisation des viandes importées, une décision qui diminuera l’effort d’inspection accordé à ces produits importés à haut risque ;
- mener à une révision en profondeur du programme de Protection des consommateurs, tout en suspendant des volets du programme portant sur la vérification de l’étiquetage des aliments, des menus de restaurants et de l’échantillonnage de la teneur nutritive des aliments, qui protègent les consommateurs des affirmations mensongères et des informations inexactes dans les épiceries et les restaurants ;
- éliminer l’approbation préalable de toutes les étiquettes des produits de viande, un programme qui reconnaît la nature à haut risque de la viande.
Ces annonces sont en contradiction directe avec les assurances qu’a fournies le ministre aux Canadiens quelques jours plus tôt à propos de l’étiquetage des viandes et des autres produits. À l’antenne de l’émission The House de la radio de la CBC, le 14 avril, le ministre Ritz a affirmé :
L’ACIA « continuera à effectuer des vérifications ponctuelles une fois les produits rendus sur les tablettes, assurera le suivi et vérifiera que les étiquettes sont exactes et qu’elles comportent les informations dont les consommateurs ont besoin », et « quant à la viande, les étiquettes sont encore sujettes à pré-approbation, elles sont toujours vérifiées avant que les produits n’arrivent sur les tablettes. »
« On dirait que les dirigeants de l’ACIA n’ont pas averti le ministre que le personnel qui accomplit ces tâches a déjà été informé que ce programme et leurs emplois seront éliminés. Des affirmations contradictoires comme celles-là amènent les employés de l’ACIA à s’inquiéter du fait que des décisions très importantes sont prises sans que la meilleure information, ou même qu’une information exacte, soit rendue disponible aux politiciens qui prétendent être aux commandes, » dit Bob Kingston, président du syndicat.
Le personnel de l’ACIA a aussi été informé d’une nouvelle approche qui, dans les mots des dirigeants, modifiera « radicalement » l’inspection des aliments. L’ACIA dévoilera bientôt un nouveau modèle d’inspection qui pourrait refaire le lit des erreurs qui ont mené à la contamination à la listériose chez Maple Leaf. Dans le cadre du nouveau modèle d’inspection :
- à dessein, on transformera les inspecteurs des aliments en inspecteurs de systèmes seulement. Ce modèle d’autoréglementation de l’industrie rappelle les conditions qui prévalaient juste avant l’éclosion de listériose, quand les pénuries de personnel et la confusion induite par l’introduction d’un nouveau système d’inspection — le SVC, système de vérification de la conformité — étaient en jeu ;
- on perdra les expertises spécifiques à des domaines d’inspection, alors qu’on combinera les inspecteurs du poisson et de la viande dans une classe unique d’inspecteurs de système ;
- on offrira aux associations industrielles un « rôle prépondérant » dans la mise en vigueur des normes de salubrité des aliments.
« Ces compressions et ces changements ont été planifiés dans le secret de bureaux fermés et sans bénéficier d’une contribution du public ou de la perspective de ceux qui travaillent sur la ligne de front. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer que les politiciens et le public comprennent l’impact de ces compressions et, espérons-le, pour que le gouvernement respecte ses promesses de ne pas compromettre la sécurité de nos aliments, » conclut Kingston.
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Information: Jim Thompson 613-447-9592
La hache dans la sécurité des aliments
Apr 11th, 2012
Pour publication immédiate
(Ottawa – 11 avril 2012) — Le gouvernement fédéral élimine plus de 100 postes d’inspecteurs des aliments dans le cadre de ses compressions budgétaires. Cela fait plus qu’annuler les augmentations de la force d’inspection qui avaient été déployées après la contamination à la listériose chez Maple Leaf, qui avait tué 23 Canadiens.
« Cette décision ne fera qu’empirer la pénurie d’inspecteurs, au lieu d’améliorer les choses. Et puisque le gouvernement n’a pas daigné consulter ses propres inspecteurs, il coupe dans la salubrité des aliments à l’aveuglette, sans comprendre la gravité des conséquences », dit Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture de l’AFPC qui représente les inspecteurs fédéraux.
Sheila Weatherill, l’enquêteuse nommée par le premier ministre Harper pour aller au fond des choses dans l’éclosion à la Maple Leaf a constaté qu’il existait une pénurie d’inspecteurs avant la contamination et a publié ses commentaires. En réponse à ces recommandations, le gouvernement a embauché 70 inspecteurs de plus, pour superviser les usines de transformation des viandes prêtes à manger, en septembre 2009.
Au total, l’Agence canadienne d’inspection des aliments perdra 308 employés, conséquence des compressions budgétaires annoncées le 29 mars.
« Avec moins de professionnels indépendants en sécurité des aliments travaillant dans l’intérêt du public, l’industrie sera laissée davantage en mode d’autosurveillance et les consommateurs devront se défendre par leurs propres moyens, » dit Kingston.
Selon l’ACIA, environ la moitié des postes à couper sont à Ottawa et n’auront que peu d’impact sur la sécurité des aliments, une prétention contestée par Bob Kingston.
Le travail accompli par bon nombre de ces postes à Ottawa a un impact direct sur la sécurité des aliments achetés par les Canadiens. Par exemple, l’unité basée à Ottawa responsable de l’approbation des étiquettes des produits de viande sera démantelée dans le cadre des compressions au profit de la « mise en vigueur en aval », où les inspecteurs n’identifieraient des allégations mensongères qu’une fois les produits sur les tablettes des magasins. Pour l’instant, il n’y a pas assez d’inspecteurs pour accomplir ce travail et il y en aura encore moins après la mise en vigueur des compressions.
« Après ces compressions, les Canadiens peuvent s’attendre à davantage d’étiquettes de viande illicites, comme nous en avons vu pour d’autres produits, parce que le processus de préapprobation des étiquettes des produits de viande sera éliminé, » dit Kingston.
Le gouvernement propose que les citoyens eux-mêmes fassent le travail de vérifier la véracité et l’exactitude des étiquettes. Le budget du 29 mars contient cette affirmation aberrante :
« L’ACIA mettra en ligne un outil de vérification de l’étiquetage qui incitera les consommateurs à signaler leurs préoccupations légitimes directement aux entreprises et aux associations concernées afin que la situation soit corrigée. »
En conjonction avec ces compressions budgétaires et de personnel, le gouvernement fédéral se désengage de ses responsabilités en matière de surveillance de la sécurité des aliments au Canada.
« Le gouvernement fédéral tourne le dos aux consommateurs avec ces compressions, en éliminant des professionnels en matière de sécurité des aliments. Sans policiers dans leur rétroviseur, les compagnies auront la partie facile pour tromper les consommateurs en jouant avec notre sécurité, » conclut Kingston.
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Moins d’argent pour prévenir la listériose
Jan 16th, 2012
Le Syndicat Agriculture demande à l’industrie alimentaire de protester
Pour publication immédiate
Ottawa (Le 16 janvier 2012) — Le gouvernement fédéral a discrètement annoncé son intention d’annuler d’importantes initiatives en matière de sécurité des aliments, mises en place pour compenser la faiblesse du système d’inspection et pour faire face à une pénurie chronique d’inspecteurs, après qu’une contamination à la listériose dans une usine dea Aliments Maple Leaf ait causé la mort de 23 Canadiens en 2008.
La plus récente planification de l’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments) annonce que « les ressources consacrées à la listériose et à l’augmentation de la fréquence des inspections dans les établissements de transformation des viandes diminueront » en 2013-14. Cette planification est publiée en même temps qu’on apprend que l’ACIA entreprend une révision en profondeur de sa réglementation pour la rendre plus favorable à l’industrie.
« Cela ressemble à un exercice pour affaiblir la réglementation, pas pour la rendre plus intelligente ou plus sûre. Ottawa devrait prendre garde de miner la confiance du public en sabrant dans la sécurité des aliments parce que cela va finir par nuire à l’industrie, » déclare Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture – AFPC, qui représente les inspecteurs fédéraux en salubrité des aliments.
Le Rapport sur les plans et les priorités — Budget 2011-2012 de l’ACIA prévoit une réduction de la taille de l’organisme pour 2013-14, avec un financement réduit de 21,5 M$ par rapport au niveau actuel, et 234 employés en moins.
C’est le programme de Salubrité des aliments qui subira la portion la plus lourde de ces réductions — 21,1 M$ et 207 employés en moins — même si la ce poste budgétaire représente moins de la moitié des dépenses globales de l’Agence et 46 % de son personnel au total.
Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Ottawa, Kingston était accompagné de Karen Clark, dont la mère Francis est décédée en 2008 de listériose après avoir consommé des charcuteries contaminées.
« Cela me fait vraiment peur de constater l’attitude du gouvernement fédéral. On dirait qu’ils s’imaginent que les Canadiens ont oublié la contamination à la listériose et tous ceux qui en ont été affectés, qu’ils peuvent réduire le nombre des inspecteurs et que personne ne s’en apercevra. Ma famille et moi avons vécu quelque chose d’horrible, et nous sommes des gens ordinaires. Si le gouvernement fédéral ne maintient pas un niveau adéquat de surveillance et d’inspection de la sécurité des aliments, cela pourrait arriver à n’importe quelle famille, » a déclaré Karen Clark.
« Des réductions de cette importance vont ébranler le programme de salubrité des aliments et compromettre gravement la capacité des inspecteurs à remplir leur mission, et cela se traduira par une augmentation du risque d’une nouvelle intoxication massive par contamination des aliments, » ajoute Kingston.
Au mieux, cette décision envoie le message trompeur que tout va bien dans le système canadien de sécurité alimentaire. Au pire, ces restrictions budgétaires pourraient anéantir les importantes améliorations apportées au cours des dernières années au système canadien de supervision de la sécurité des aliments, et potentiellement menacer l’accès des producteurs canadiens au marché américain.
La décision de l’ACIA d’augmenter la fréquence de ses inspections a été prise en réponse directe à l’agence américaine de réglementation qui exigeait qu’une inspection soit effectuée à chaque quart de 12 heures dans les abattoirs et les usines de transformation, pour satisfaire à des exigences américaines plus élevées.
« La réglementation américaine a poussé le gouvernement canadien à augmenter la présence des inspecteurs des aliments dans les usines produisant pour l’exportation. Les plans actuels d’Ottawa visant à diminuer le financement des besoins de l’ACIA face aux exigences américaines d’inspection vont envoyer un signal d’avertissement aux organismes réglementaires du sud, » déplore Kingston.
Comme d’autres agences et ministère fédéraux, l’ACIA doit faire face à une diminution de 10 % de son budget dans le cadre de l’Examen stratégique et fonctionnel du gouvernement fédéral. Cette initiative pourrait entraîner des réductions supplémentaires de 74 M$.
« Si Ottawa va de l’avant avec les réductions qu’il a déjà annoncées, avec un 10 % supplémentaire, le gouvernement fédéral va jouer à la roulette russe avec la santé des Canadiens. Les producteurs et les transformateurs devraient lever leurs boucliers face à ces restrictions budgétaires. Nous espérons qu’ils joindront leurs voix aux nôtres pour exiger d’Ottawa qu’il reconsidère ses décisions », continue Kingston.
Le Syndicat Agriculture a annoncé qu’il lançait une campagne pour inviter les gros joueurs de l’industrie alimentaire canadienne à s’opposer à ces restrictions budgétaires, à commencer par les Aliments Maple Leaf. La campagne par internet www.foodsafetyfirst.ca comporte un centre d’action qui permet à tous les citoyens d’envoyer un message aux leaders de l’industrie alimentaire pour les inviter à se mobiliser.
« Pour commencer, nous invitons nos supporters à faire pression sur Michael McCain pour qu’il exige d’Ottawa de reconsidérer ces restrictions financières. Leur entreprise a subi des dommages financiers et de réputation considérables quand le système de salubrité alimentaire a trahi les Canadiens, » déclare Kingston.
La campagne visera à mobiliser d’autres producteurs et transformateurs canadiens.
« Nous espérons que Stephen Harper écoutera l’industrie même s’il n’entend pas les simples citoyens canadiens inquiets de la sécurité de ce qu’ils mangent, » conclut Kingston.
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Le gouvernement manipule l’information sur la salubrité des aliments
Nov 4th, 2010
Ottawa (4 novembre 2010) — Quoiqu’il prétende le contraire, le gouvernement fédéral a a failli à satisfaire à certaines des principales recommandations relatives à la réorganisation du système canadien d’inspection des aliments, formulées suite au désastre de la contamination à la listériose chez Maple Leaf, selon le syndicat des inspecteurs fédéraux des aliments.
Le Syndicat Agriculture – AFPC a formulé cette accusation au moment où le comité permanent de la Santé des Communes entreprend ce matin ses audiences sur la mise en œuvre des recommandations consécutives à la plus grave des contaminations alimentaires mortelles de l’histoire canadienne.
« Plusieurs des lacunes qui ont été à l’origine du désastre de la listériose chez les Aliments Maple Leaf continuent encore aujourd’hui à accabler le système canadien d’inspection des viandes », dit Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture – AFPC.
Sheila Weatherill a été nommée par le premier ministre pour faire enquête sur l’éclosion. Parmi ses 57 recommandations, Weatherill a demandé une vérification indépendante du nombre d’inspecteurs nécessaires pour qu’un nouveau système d’inspection, appelé Système de Vérification de la Conformité, ou SVC, fonctionne convenablement.
Le gouvernement fédéral prétend qu’il a satisfait à cette recommandation sur la foi d’un rapport qu’il a commandé à PricewaterhouseCoopers.
Selon un sommaire préparé par le gouvernement, PwC conclut qu’il faut 260 inspecteurs pour mettre en œuvre adéquatement le SVC, une conclusion qui confirme, comme par hasard, les évaluations de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
Ce sommaire est en contradiction totale avec le rapport de PwC qui affirme sans équivoque que « Cette étude ne constitue pas une validation ou ne garantit pas l’exactitude des calculs de l’ACIA (relativement au nombre d’Inspecteurs requis pour mettre en œuvre adéquatement le programme de SVC) »
Quinze mois après que Sheila Watherill ait demandé une vérification indépendante des ressources, la propre étude du gouvernement affirme que les résultats ne sont pas probants.
« Dans les faits, cela signifie que les consommateurs mangent des aliments “prêts-à-manger” à haut risque, qui n’ont pas fait l’objet d’une inspection suffisante, fabriqués dans des usines susceptibles de ne pas répondre aux normes de salubrité », dit Kingston.
Le Syndicat Agriculture estime qu’il y avait plus d’inspecteurs qui travaillaient dans des usines de transformation de la viande autres que les abattoirs avant l’éclosion chez Maple Leaf que le nombre d’inspecteurs que l’ACIA juge nécessaire aujourd’hui. Avant la contamination, il y avait environ 220 inspecteurs qui consacraient la majeure partie de leurs heures de travail à des tâches relatives au SVC dans ces salaisons. Aujourd’hui, l’ACIA estime qu’elle n’a besoin que de 155 inspecteurs en équivalents temps-plein pour couvrir le même territoire. Même en ajoutant les ETP pour le travail hors-SVC, le total n’atteindrait pas les niveaux de dotation en vigueur avant l’éclosion.
« L’ACIA doit encore expliquer le nombre d’inspecteurs qu’elle emploie ou dont elle a besoin plus de deux ans après la contamination. Ces chiffres ne correspondent pas du tout avec ce que nous savons et auraient dû déclencher des signaux d’alarme chez la direction de l’ACIA », dit Kingston.
Sheila Weatherill avait établi plusieurs faits accablants relatifs au système canadien d’inspection des aliments. Elle avait constaté que :
- Le Système de Vérification de la Conformité qui a été mis en vigueur juste avant l’éclosion était déficient et avait besoin « d’améliorations critiques relativement à sa conception, sa planification et sa mise en vigueur. »
- Le SVC a « été mis en oeuvre sans que l’on ait préalablement procédé à une évaluation détaillée des ressources disponibles pour s’acquitter de ces nouvelles tâches (du SVC) »,
- Une pénurie d’inspecteurs avait déjà cours avant la contamination.
Selon une évaluation interne de l’ACIA conduite en mars et avril de cette année et fondée sur des entrevues avec des inspecteurs de première ligne de l’ACIA, plusieurs des problèmes identifiés par Weatherill continuent d’affliger l’inspection des aliments au Canada. Parmi les conclusions de l’évaluation :
- « Plusieurs participants ont émis le commentaire que, selon leur expérience, il n’y a pas assez de personnel pour assurer la mise en vigueur complète du SVC dans tous les établissements. »
- Le système n’alloue pas assez de temps aux inspecteurs pour accomplir leurs tâches de vérification et il manque d’outils efficaces pour forcer l’exécution et l’observance quand les entreprises de transformation alimentaire dérogent aux exigences de salubrité.
- Alors que certains inspecteurs ont à leur disposition des ordinateurs portables et des liens internet rapides, d’autres « travaillent toujours avec un crayon et du papier ».
- Les inspecteurs sont aussi handicapés dans la mesure où ils n’ont pas un accès direct à l’information historique relative à la performance des entreprises en matière de salubrité alimentaire, contenue dans la base de données centrale du SVC.
« Le gouvernement fédéral doit au consommateur certaines explications sur les raisons qui ont permis à ces problèmes de perdurer et sur les solutions qu’il va y apporter », conclut Kingston.
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Pour plus d’information: Jim Thompson 613-447-9592 www.FoodSafetyFirst.ca
L’inspection de la viande demeure dangereusement déficiente – Le gouvernement cherche à cacher les faits
Oct 25th, 2010
Ottawa, 22 octobre 2010 — Plusieurs des lacunes qui ont contribué au désastre de la contamination à la listériose d’il y a deux ans chez les Aliments Maple Leaf continuent d’affliger l’Agence canadienne d’inspection des aliments, selon une nouvelle évaluation du Programme canadien d’hygiène des viandes publiée aujourd’hui.
Cette évaluation interne a constaté que le nombre des inspecteurs est tellement insuffisant et la charge de travail imposée par un nouveau système d’inspection (Système de Vérification de la Conformité ou SVC) tellement importante qu’il devient impossible de compléter les tâches de vérification qui permettraient d’assurer que l’industrie se conforme aux exigences de salubrité des aliments. L’évaluation a aussi trouvé que les inspecteurs manquent de formation, n’ont pas accès à des moyens de communication moderne et continuent à se débattre avec un système d’inspection (le SVC) qui n’a pas de dents en termes de mise en vigueur, qui est irréaliste dans sa conception et dont la mise en œuvre est incohérente dans les diverses régions du pays.
En plus de cette évaluation, le gouvernement a rendu publics deux autres documents qui semblent avant tout destinés à camoufler les conclusions brutales relatives au déficit dans l’inspection des aliments constaté par les inspecteurs de première ligne.
« Le gouvernement fédéral doit au consommateur certaines explications sur les raisons qui ont permis à ces problèmes de perdurer et sur les solutions qu’il va y apporter. Au lieu de réponses, le gouvernement nous a servi davantage d’interprétations biaisées, de “spin”, et d’exagérations » dit Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture-AFPC, qui représente les inspecteurs fédéraux des aliments.
Cette évaluation est n tout point conforme aux conclusions de Sheila Weatherill, l’enquêtrice nommée par le premier ministre il y a plus de deux ans pour faire la lumière sur l’éclosion de listériose.
Mme Weatherill a souligné que le Système de Vérification de la Conformité qui a été mis en vigueur juste avant l’éclosion était déficient et avait besoin « d’améliorations critiques relativement à sa conception, sa planification et sa mise en vigueur. » Elle a aussi constaté que le SVC a « été mis en oeuvre sans que l’on ait préalablement procédé à une évaluation détaillée des ressources disponibles pour s’acquitter de ces nouvelles tâches », et qu’une pénurie d’inspecteurs avait déjà cours avant la contamination.
« L’ACIA n’a tout simplement pas les ressources dont elle a besoin pour protéger les Canadiens des aliments impropres à la consommation. En conséquence, plusieurs des graves problèmes que Weatherill a identifiés sont toujours là, et d’autres s’y sont ajoutés », dit Kingston.
L’évaluation du Programme d’hygiène des viandes de l’ACIA s’est appuyée sur des entrevues avec 53 superviseurs et inspecteurs des viandes de première ligne partout au pays, en mars et avril de cette année, même si Mme Weartherill avait demandé une investigation beaucoup plus en profondeur du SVC et des ressources nécessaires pour le faire fonctionner.
Selon l’évaluation, « plusieurs participants ont émis le commentaire que, selon leur expérience, il n’y a pas assez de personnel pour assurer la mise en vigueur complète du SVC dans tous les établissements. » Les participants à l’évaluation ont également soulevé les insuffisances de conception du SVC : le système n’alloue pas assez de temps aux inspecteurs pour accomplir leurs tâches de vérification et il manque d’outils efficaces pour forcer l’exécution et l’observance quand les entreprises de transformation alimentaire dérogent aux exigences de salubrité.
Par exemple, avec le SVC, une entreprise peut accumuler un nombre illimité de Demandes de mesures correctives, qui sont émises quand un inspecteur constate une violation des normes de salubrité, sans pour autant déclencher une inspection en profondeur qu’on appelle « vérification complète du système », comme cela se serait produit avant le SVC.
« Dans les faits, cela signifie que les consommateurs mangent des aliments « prêts-à-manger » à haut risque, qui n’ont pas fait l’objet d’une inspection suffisante, fabriqués dans des usines susceptibles de ne pas répondre aux normes de salubrité », dit Kingston.
Depuis que cette évaluation a été complétée, l’ACIA a pourvu certains nouveaux postes d’inspecteurs des viandes transformées, souvent avec des candidats venus de l’interne, ce qui a créé de nouveaux emplois vacants au sein de l’Agence.
« L’ACIA accomplit certains progrès en matière de croissance de sa force d’inspection. Mais sans de sérieuses mesures correctrices pour remédier à de graves lacunes dans le SVC et aux déficits en matière de formation et d’équipements identifiés dans l’évaluation, on ne pourra progresser que de façon marginale dans la solution des problèmes du programme d’hygiène des viandes. Et rien ne progressera du côté des déficits d’inspection qui minent les autres programmes de l’ACIA », ajoute Kingston.
La pénurie de personnel est aggravée par l’absence d’outils modernes pour permettre aux inspecteurs d’accomplir leur travail efficacement. Alors que certains inspecteurs ont à leur disposition des ordinateurs portables et des liens internet rapides, d’autres « travaillent toujours avec un crayon et du papier ». Les inspecteurs sont aussi handicapés dans la mesure où ils n’ont pas un accès direct à l’information historique relative à la performance des entreprises en matière de salubrité alimentaire, contenue dans la base de données centrale du SVC.
« La plupart des inspecteurs continuent de travailler avec des outils de l’âge de pierre parce que l’ACIA n’a pas les moyens de leur fournir des équipements de base comme des téléphones cellulaires et des ordinateurs. Si l’on considère le temps que les inspecteurs doivent consacrer à leurs déplacements pour atteindre des ordinateurs partagés ou pour attendre des transferts de données par ligne téléphonique à basse vitesse, on n’a pas à s’étonner qu’ils soient incapables d’accomplir des tâches cruciales en matière de salubrité alimentaire » dit Kingston.
L’évaluation a identifié des lacunes majeures dans la formation au SVC, pour laquelle on considère en général que l’approche la plus efficace consiste en une combinaison de cours magistraux intensifs et de mentorat des nouveaux employés par des inspecteurs expérimentés.
Pourtant, selon l’évaluation, il est impossible d’assurer une formation complète parce que « l’effectif du personnel d’inspection de première ligne n’a pas assez de profondeur pour permettre de libérer, à intervalles réguliers, des inspecteurs pour l’enseignement et le perfectionnement puisque, quand un inspecteur s’absente, il doit être remplacé par un collègue ». L’évaluation ajoute « qu’on n’a pas réussi à maintenir les ressources requises pour le programme de mentorat. »
En dépit du fait que l’évaluation ait conclu que la formation en ligne ne répond pas au besoin, l’ACIA a récemment éliminé toutes les activités de formation et de perfectionnement en salle de cours pour réduire les coûts.
« Il est évident que l’ACIA demeure à court de ressources et que le déficit d’inspection perdure. C’est un nouveau signal d’alarme qui annonce que le prochain empoisonnement alimentaire associé à des viandes prêtes à manger pourrait se produire n’importe quand, parce que notre système d’inspection est plein de trous. Le portrait brossé dans ce rapport d’évaluation pourrait pousser les consommateurs à exiger une action immédiate du gouvernement fédéral pour corriger ce gâchis avant que d’autres citoyens ne souffrent inutilement », dit Kingston.
En même temps que l’évaluation de première ligne du SVC, le fédéral a également publié une étude des exigences techniques du SVC par un comité d’experts, et une étude de PricewaterhouseCoopers des besoins en ressources du SVC.
Le gouvernement attribue une conclusion glorieuse à l’étude des besoins en ressources du SVC par PricewaterhouseCoopers, conclusion qui est en contradiction flagrante avec la teneur réelle du rapport de PwC. Encore une fois, le gouvernement exagère le nombre d’inspecteurs des viandes qui ont été ou qui vont être embauchés, en contradiction flagrante avec des communiqués gouvernementaux antérieurs.
« Au lieu de corriger le déficit d’inspection, le gouvernement fédéral continue à cacher sa responsabilité derrière un écran de fumée de “spin”, d’interprétation politique biaisée », conclut Kingston.
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Qui donc vérifie les aliments importés ?
Sep 23rd, 2010
Ottawa (Le 23 septembre 2010) – Les Canadiennes et Canadiens que la salubrité des aliments importés inquiète, ne se sentiront certainement pas rassuré(e)s à la lecture des conclusions d’une vérification interne, par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, du programme de salubrité des aliments importés, laquelle condamne l’absence de stratégie, de gestion et de responsabilité de l’Agence, qui ne s’assure pas que les aliments importés au Canada sont salubres.
Selon cette vérification « la gestion de la salubrité des aliments importés de l’ACIA comporte des lacunes, lesquelles se traduisent par de multiples secteurs présentant des risques d’exposition qui nécessitent des améliorations considérables relatives aux processus de gouvernance, de contrôle et de gestion des risques. »
« Il s’agit d’une condamnation générale qui démontre bien que peu de choses ont été faites pour contrôler la salubrité des aliments importés. Nous sommes d’avis que c’est là une autre preuve du manque critique de ressources du système de contrôle de la salubrité des aliments », a déclaré Bob Kingston, président du Syndicat de l’Agriculture, AFPC, qui représente les inspecteurs et inspectrices des aliments au gouvernement fédéral.
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Pour de plus amples renseignements ou pour obtenir des commentaires de M. Kingston, veuillez contacter :
Jim Thompson
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Retour à la réalité
Mar 17th, 2010
POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
17 mars 2010
Ottawa — La comparution du ministre de l’Agriculture Gerry Ritz devant le comité permanent de l’Agriculture constituera l’occasion pour lui de rétablir les faits relativement à l’inspection des usines de viandes prêtes-à-manger produisant pour les consommateurs canadiens.
Lundi, le ministre a induit la chambre des Communes en erreur. Il a affirmé que les usines qui produisent des viandes prêts-à-manger exclusivement pour consommation au Canada sont inspectées avec la même fréquence que celles qui produisent pour le marché américain.
« La fréquence d’inspection pour les viandes consommées ici est exactement la même que pour la viande destinée au commerce international. On parle d’un cycle de 12 heures » a affirmé M. Ritz.
En fait, l’ACIA fonctionne selon deux fréquences d’inspection pour les usines qui produisent des viandes prêts-à-manger :
- Les usines qui exportent aux États-Unis répondent à une exigence de « présence quotidienne de l’inspection ». Cette norme établie par le ministère américain de l’Agriculture (USDA) définit une présence quotidienne comme au moins une inspection par 12 heures de production. Jusqu’à récemment, l’ACIA exigeait qu’un inspecteur des viandes visite une usine de transformation de la viande autorisée à exporter aux États-Unis une fois par jour. En novembre de l’an dernier, après une objection de l’USDA, l’ACIA a changé sa norme pour combler l’écart avec la norme américaine.
- Les usines qui produisent uniquement pour la consommation canadienne ne sont normalement sujettes qu’à une présence par semaine de l’inspecteur. Cette fréquence d’inspection pour les usines produisant uniquement pour le marché canadien n’a pas changé même depuis que l’ACIA a commencé à ajuster sa fréquence à l’exigence de l’USDA pour une inspection aux 12 heures en novembre.
Lors de sa comparution d’aujourd’hui devant le comité de l’Agriculture, le ministre aura aussi l’occasion d’expliquer :
- Pourquoi l’ACIA n’a pas réussi à produire une évaluation du controversé nouveau système d’inspection de la viande appelé Système de vérification de la conformité ou SVC, huit mois après que Sheila Weatherill eût trouvé que le SVC « été mis en oeuvre sans que l’on ait préalablement procédé à une évaluation détaillée des ressources disponibles pour s’acquitter de ces nouvelles tâches (du SVC) ». Le ministre avait promis que cette évaluation serait faite il y a plusieurs mois.
- Pourquoi rien n’a changé quant au nombre d’usines de transformation de viande prêt-à-manger dont chaque inspecteur a la responsabilité? Avant la contamination chez Maple Leaf, chaque inspecteur était responsable en moyenne de 4 à 5 usines. Le ratio reste le même aujourd’hui, même si cela signifie que le système d’inspection est tellement étiré que les inspecteurs n’ont plus le temps d’accomplir leur travail convenablement.
- Pourquoi l’ACIA n’a toujours pas ajouté de nouveaux inspecteurs en première ligne presque deux ans après l’éclosion chez Maple Leaf et 8 mois après le dépôt du rapport Weaherill?
En réponse au déficit d’inspection, le gouvernement fédéral a donné davantage de responsabilités à l’industrie alimentaire d’encadrer ses propres pratiques de salubrité, avec moins de supervision directe des inspecteurs gouvernementaux. Mais il se pourrait que l’approche gouvernementale soit en train de changer.
Hier, le ministre des Transports John Baird a déclaré : « C’est tout simplement une erreur que l’industrie se règlemente elle-même. »
Est-ce que ministre Ritz partage l’avis de son collègue?
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L’inspection des viandes est insuffisante au Canada, selon le ministère américain de l’Agriculture
Mar 15th, 2010
Le ministre Ritz n’a pas livré les nouveaux investissements dans la salubrité des aliments qu’il avait promis.
POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
15 mars 2010
Ottawa — Selon des documents internes de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), le Canada s’est fait calmement rappeler à l’ordre pour l’insuffisance de l’inspection de ses usines de transformation de la viande par la US Food and Drug Administration, qui a demandé que la fréquence des inspections soit augmentée pour atteindre les normes de salubrité américaines, si l’on veut que la viande canadienne continue à avoir accès au marché américain.
Le syndicat des inspecteurs des aliments a publié le texte d’une note de service interne au personnel qui discute de la réponse de l’ACIA aux exigences de renforcement de la salubrité du ministère américain de l’Agriculture (USDA).
La note de service affirme « [...] l’ACIA assurera des inspections additionnelles [...] pour mieux répondre aux exigences techniques de l’USDA visant les produits exportés aux États-Unis. »
Mais à cause de son manque de ressources, l’ACIA a été incapable d’embaucher de nouveaux inspecteurs pour répondre aux normes de sécurité américaines. Pour l’instant, l’ACIA satisfait aux exigences de sécurité de la réglementation américaine en programmant du temps supplémentaire parmi le corps existant des inspecteurs, une approche qui ne pourra se prolonger.
La note de service de l’ACIA affirme « l’Agence devra nommer des inspecteurs additionnels » mais remarque que « elle continue à explorer des options de financement alors qu’elle tente de préciser les façons de procéder à ces améliorations de la salubrité des aliments. À court terme, nous nous tournerons vers nos inspecteurs actuels pour qu’ils travaillent en heures supplémentaires en plus de leurs quarts ordinaires. »
« À moins que le gouvernement ne consente de nouveaux investissements dans la sécurité des aliments, l’ACIA va devoir faire face à un choix : ignorer les exigences de l’USDA et risquer de perdre l’accès au marché américain pour la viande canadienne ou augmenter le risque de contamination des aliments pour les consommateurs canadiens en détournant des ressources d’inspection déjà en pénurie à partir d’autres programmes d’inspection », dit Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture – AFPC qui représente les inspecteurs fédéraux des aliments.
Le ministre de l’Agriculture Gerry Ritz a promis 75 millions de $ supplémentaires pour la sécurité des aliments, ce qui comprenait l’embauche de 70 nouveaux inspecteurs en septembre 2009 en réponse au rapport Weatherill sur l’éclosion de Listeria chez Maple Leaf Foods. Par contre, les nouveaux postes d’inspecteurs que l’ACIA pourra créer ne parviendront même pas à faire le contrepoids de l’attrition du personnel.
« L’incapacité à donner suite au rapport Weatherill est déjà assez inquiétante. Mais là, le gouvernement a carrément balayé toute véritable amélioration à l’inspection de la sécurité des aliments avec les réductions de dépenses qu’il a imposées dans le budget », dit Kingston.
Le seul nouveau financement reçu par l’ACIA pour la sécurité des aliments depuis le dépôt du rapport Weatherill prend la forme de 11 millions de $ annoncés dans le Budget principal des dépenses pour 2010/11, présenté à la chambre des Communes le 3 mars, une somme qui ne correspond d’aucune manière à la promesse du ministre ou au besoin de combler l’écart avec les standards américains.
Jusqu’à récemment, le Canada exigeait qu’un inspecteur visite une usine de transformation une fois par 16 heures de fonctionnement, alors que la norme américaine exige une visite toutes les 12 heures.
Selon la note de service « [...] l’ACIA assurera des inspections additionnelles à partir du début de novembre [2009], au départ à chaque quart de transformation de 12 heures dans certains établissements de transformation de produits carnés. De la sorte, nous pourrons mieux répondre aux exigences techniques de l’USDA visant les produits exportés aux États-Unis. »
On estime qu’il faudra jusqu’à 50 inspecteurs des viandes additionnels pour satisfaire aux exigences de l’USDA.
« Les dollars pour le temps supplémentaire ne poussent pas dans les arbres, spécialement à l’ACIA. Pour satisfaire à la norme américaine d’une présence quotidienne d’un inspecteur dans chaque usine, l’ACIA va devoir prélever des ressources d’inspection autrefois destinées à protéger les Canadiens, puisque le gouvernement n’a pas donné suite à sa promesse d’augmenter le nombre des inspecteurs jusqu’à maintenant », dit Kingston.
Le syndicat des inspecteurs des aliments voit la situation comme le plus récent exemple du sous-financement chronique et critique de l’inspection de la salubrité des aliments au Canada.
Voici le texte complet de la note service au personnel de l’ACIA :
Note de service au personnel d’inspection
Le 6 novembre 2006Dans le cadre des efforts continus du Canada pour améliorer la salubrité des aliments, l’ACIA assurera des inspections additionnelles à partir du début de novembre [2009], au départ à chaque quart de transformation de 12 heures dans certains établissements de transformation de produits carnés. De la sorte, nous pourrons mieux répondre aux exigences techniques de l’USDA visant les produits exportés aux États-Unis.
Pour réaliser cette initiative, l’Agence devra nommer des inspecteurs additionnels. Elle continue à explorer des options de financement alors qu’elle tente de préciser les façons de procéder à ces améliorations de la salubrité des aliments. À court terme, nous nous tournerons vers nos inspecteurs actuels pour qu’ils travaillent en heures supplémentaires en plus de leurs quarts ordinaires. Autant que possible, les heures supplémentaires seront attribuées sur une base facultative à partir du début de novembre.
Nous continuons de discuter de ces plans avec l’AFPC et le secteur de la viande. Nous apprécions leur collaboration dans l’exécution de ce défi.
Les employés sont encouragés à demander à leurs gestionnaires plus d’information sur ces nouvelles améliorations de la salubrité des aliments et sur le travail en heures supplémentaires. Des questions et réponses ont été rédigées et sont jointes à votre intention.
Veuillez les transmettre à vos employés selon que vous le jugerez nécessaire.
Merci de votre soutien continuel.
Cameron Prince
Vice-Président, Opérations
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Information : Jim Thompson 613-447-9592
Les inspecteurs des aliments demandent : savez-vous ce qu’il y a dans votre sandwich?
Feb 16th, 2010
Ils invitent les députés à voter pour la salubrité des aliments même si le Parlement est prorogé
POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
Ottawa — Au nom des 11 à 13 millions de Canadiens qui tombent malades chaque année à cause d’une intoxication alimentaire, le syndicat des inspecteurs des aliments a fait parvenir aujourd’hui à chacun des députés un « sandwich » électronique qui rassemble des informations critiques sur les risques que nous courons quotidiennement en mangeant de la laitue, des tomates, des craquelins ou de la charcuterie.
« Les députés doivent savoir que la contamination de nos aliments est plus répandue que jamais. Mais en même temps, notre capacité à inspecter et à surveiller les aliments importés et la production domestique est étirée jusqu’au point de rupture » dit Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture – AFPC, qui représente les inspecteurs fédéraux des aliments.
Le « sandwich » met en lumière les dangers potentiels et les impacts sur la santé associés à des aliments consommés quotidiennement et qui composent ordinairement les lunchs de nos enfants. Des dangers comme des bactéries, des virus et des parasites qui peuvent nous rendre gravement malades.
Avec se sandwich électronique, le syndicat des inspecteurs a invité tous les députés à voter pour un programme de sécurité des aliments qui demande au premier ministre d’adopter les mesures suivantes dans le prochain budget fédéral :
- Doubler le nombre des inspecteurs des aliments à l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
- Instaurer un moratoire immédiat sur les politiques d’autosurveillance en vigueur dans l’industrie, politiques qui laissent trop de latitude aux entreprises privées en matière de salubrité.
- Rétablir le système de publication des rapports d’inspection, qui a été aboli suite aux pressions de l’industrie de la viande, pour s’assurer que les consommateurs ont l’information requise pour faire des choix informés.
Les députés sont invités à marquer leur soutien à ce programme d’action visant à protéger les Canadiens des aliments contaminés à l’adresse suivante : http://foodsafetyfirst.ca/fr/voter/.
« Le Canada importe des aliments de partout dans le monde. De plus, des centaines d’usines et des milliers de fermes produisent des aliments qui vont des charcuteries aux salades et des produits laitiers au poisson. Avec les ressources d’inspection dont nous disposons aujourd’hui, cette demande est écrasante pour nous assurer que la nourriture que nous consommons est sans danger » conclut Kingston.
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Information: Jim Thompson 613-447-9592
Voyez le sandwich à l’adresse http://foodsafetyfirst.ca/fr/quoi-faire/
Le gouvernement fédéral obtient une note d’échec sur la sécurité des aliments
Jan 27th, 2010
POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
Ottawa – Par son inaction sur la sécurité des aliments, le gouvernement fédéral a obtenu une note d’échec, six mois après que l’enquêteuse spéciale du premier ministre, Sheila Weatherill, ait déposé ses recommandations visant à éviter une répétition de l’éclosion de listériose en provenance des Aliments Maple Leaf qui a tué 22 personnes et en a rendu beaucoup d’autres malades.
Ce matin, à Ottawa, le syndicat des inspecteurs des aliments et le principal organisme canadien de protection des consommateurs, Option Consommateurs, ont présenté un bulletin de mi-session sur la lamentable performance du gouvernement et lui ont accordé la note de D –.
« Six mois après le rapport Weatherill, les efforts de l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour s’améliorer ont été paralysés par l’absence de volonté politique et d’engagement à mieux faire de la part du gouvernement fédéral », dit Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture de l’AFPC, qui représente les inspecteurs des aliments à l’emploi de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).
« La confiance des consommateurs dans la sécurité des aliments a été profondément ébranlée. L’absence de toute action visible, six mois après le rapport Weatherill, n’aidera certainement pas à rétablir cette confiance. » , dit la porte-parole d’Option Consommateurs Anu Bose.
Près de la moitié des recommandations de Mme Weatherill visant à prévenir une nouvelle intoxication étaient adressées à l’ACIA. Avec son mandat d’inspection des pratiques de salubrité et de mise en vigueur des exigences relatives à la sécurité des aliments, beaucoup de gens ont considéré que l’ACIA, en manque de ressources, avait failli à sa tâche de protéger les consommateurs canadiens. Mme Weatherill a bien étayé les faits sur lesquels s’appuie son rapport :
- Pendant les années qui ont précédé l’éclosion, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a manqué à son devoir d’effectuer des vérifications de salubrité obligatoires à l’usine de Maple Leaf qui a produit les charcuteries contaminées.
- Un nouveau système d’inspection (le Système de vérification de la conformité ou SVC) qui a été mis en vigueur juste avant l’éclosion était déficient et « des améliorations essentielles doivent y être apportées sur le plan de la conception, de la planification et de la mise en oeuvre ».
- Le SVC a « été mis en oeuvre sans que l’on ait préalablement procédé à une évaluation détaillée des ressources disponibles pour s’acquitter de ces nouvelles tâches »
- On constatait déjà une pénurie d’inspecteurs avant l’éclosion. « Dans la période qui a précédé l’éclosion, le nombre, la capacité et la formation des inspecteurs affectés à l’usine de transformation des Aliments Maple Leaf du chemin Bartor (l’usine qui a produit les charcuteries contaminées), ceux-ci semblent avoir été stressés en raison des responsabilités qu’ils assumaient dans d’autres usines, de la complexité de l’usine du chemin Bartor, notamment sa taille et ses heures de fonctionnement, et des rajustements qu’exigeait la mise en œuvre du SVC. »
« En bref, Mme Weatherhil a trouvé qu’il y avait trop peu d’inspecteurs pour couvrir un territoire trop vaste, et que ceux-ci sont empêtrés dans un nouveau système d’inspection qui n’a jamais correctement fonctionné », observe Kingston.
Wetherill a demandé au gouvernement fédéral de mener une vérification pour déterminer le nombre d’inspecteurs nécessaires pour assurer que les entreprises de transformation alimentaires se conforment aux exigences de salubrité, et elle a recommandé une révision complète du nouveau système d’inspection – le système de vérification de la conformité.
« Six mois plus tard, ni le gouvernement fédéral ni l’ACIA n’ont commencé à travailler sur l’une ou l’autre de ces recommandations essentielles. On n’a même pas entrepris de vérification et l’évaluation du SVC reste à faire. La pénurie d’inspecteurs est toujours aussi criante et nous sommes toujours empêtrés dans un système d’inspection qui est profondément déficient » dit Kingston.
Selon le bulletin publié aujourd’hui, le gouvernement fédéral et l’ACIA n’ont entrepris aucune action en réponse à la grande majorité des recommandations destinées à améliorer le système d’inspection et de mise en vigueur de la réglementation.
« Après la prorogation du Parlement, il y a peu de choses que les consommateurs peuvent faire pour tenir le gouvernement responsable de sa pitoyable performance », dit Kingston qui a rappelé comment, il y a quelques mois, le ministre de l’Agriculture Gerry Ritz avait averti que peu de progrès seraient possibles en matière de sécurité des aliments si l’opposition provoquait la dissolution du Parlement.
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Information : Jim Thompson 613-447-9592
